Étiquette sur le tatami : les règles à connaître au JJB

Saluer, attendre, écouter : les gestes qui marquent le respect
Le règlement intérieur d’EJJ France, un club français, donne un bon exemple de ce qu’on attend de chacun : saluer le tatami avant d’y entrer et avant d’en sortir, à chaque fois, et saluer dans l’ordre des grades, du plus élevé au moins élevé. Ce rituel peut sembler folklorique, mais il rappelle qu’un tatami est un espace partagé qui demande de l’attention et de la retenue.
Le retard obéit à la même logique. Si vous arrivez après le début du cours, les recommandations convergent : vous vous préparez rapidement, vous vous placez au bord du tatami et vous attendez que l’instructeur vous autorise à entrer. Entrer en plein échauffement ou en pleine démonstration coupe l’élan du groupe et peut vous mettre en danger, car vous ne savez pas ce qui se passe au sol.
Enfin, on se tait quand le professeur explique une technique. C’est la règle la plus simple et l’une des plus souvent oubliées. Pendant le drill (la répétition coopérative du mouvement), cherchez à aider votre partenaire à apprendre plutôt qu’à le contrer : c’est à lui de décider quand le mouvement devient un test.
Hygiène : la règle qui protège tout le monde
Des corps qui se touchent pendant une heure et demie, des tapis partagés et des kimonos en contact : l’hygiène n’est pas une question de politesse mais de santé collective. Les clubs sont unanimes sur les fondamentaux, comme le montre le règlement d’EJJ France : l’équipement doit être nettoyé après chaque entraînement, les cheveux, la barbe et le corps doivent être propres, et la douche est nécessaire, le déodorant ne suffisant pas.
Les ongles des mains et des pieds doivent être coupés et limés, ce qui évite de griffer un partenaire. Les bijoux se retirent : alliance, piercing, attaches rigides pour les cheveux, mais aussi bagues, montres et boucles d’oreilles. Les vêtements ne doivent comporter ni fermeture éclair, ni boutons, ni pièces dures qui pourraient accrocher un partenaire ou le tapis.
Autre réflexe de salle : portez des tongs ou des claquettes entre les vestiaires, les toilettes et le tatami, et retirez-les avant de monter dessus. Ce geste évite d’apporter la saleté du sol sur la surface où l’on roule. Pour savoir comment entretenir un kimono sans l’abîmer, consultez notre guide sur le lavage du kimono.
Rester chez soi quand on est malade
C’est la règle qui coûte le plus à respecter : si vous êtes malade, restez chez vous. Les guides de savoir-vivre l’énoncent clairement, et la recommandation va plus loin pour la peau. Si vous avez une plaie ouverte ou si vous remarquez un nouveau problème cutané, il vaut mieux faire une pause, en parler à l’équipe et chercher un avis médical avant de revenir, afin de protéger vos partenaires comme vous-même. Un entraînement manqué se rattrape, une infection transmise dans tout le club beaucoup moins.
Sur le tapis : choisir un partenaire, contrôler, taper
L’étiquette change de nature quand le sparring commence. Avant un round, on salue son partenaire par une poignée de main. Les grades plus élevés ont en général priorité pour choisir leurs partenaires : si une ceinture noire vous invite, acceptez, et si vous voulez rouler avec elle, attendez qu’elle soit disponible plutôt que de la solliciter pendant un temps de pause.
Le deuxième principe est le contrôle. On applique les finitions progressivement, sans forcer excessivement, surtout face à un partenaire plus petit ou plus léger. Une clé de jambe, une clé de bras ou un étranglement ne se « claquent » pas : ils se posent, ils se serrent lentement, et celui qui les subit doit avoir le temps de réagir.
Le troisième principe est le tap. Taper tôt vaut mieux que risquer la blessure : on signale sa soumission en tapant deux fois sur le partenaire ou sur le tapis. Et celui qui est en position de finir doit relâcher immédiatement, sans attendre un second tap ni un cri. Si vous avez une blessure ou une limite, prévenez votre partenaire avant de commencer : il adaptera son intensité. Quand vous travaillez les projections, aidez-le à se relever après la chute.
Les erreurs de débutant qui coûtent le plus cher
Quelques erreurs reviennent sans cesse, et elles ne relèvent pas de la mauvaise volonté mais de l’ignorance. La première : vouloir « gagner » le round d’entraînement. Le tatami n’est pas un tournoi, et un partenaire qui sent qu’il est face à quelqu’un qui cherche à l’écraser à tout prix finit par se protéger plutôt que d’apprendre avec vous. La deuxième : refuser de taper par orgueil. La troisième : arriver avec un kimono qui sent, des ongles longs ou une bague au doigt. Ces trois-là suffisent à faire fuir vos partenaires d’entraînement.
Conseils pratiques
- Saluez le tatami en entrant et en sortant, puis les grades plus élevés que vous comme le veut votre club.
- Arrivez à l’heure ; en cas de retard, attendez au bord du tatami l’autorisation de l’instructeur.
- Lavez votre kimono et votre ceinture après chaque entraînement et prenez une douche.
- Coupez vos ongles, retirez tous vos bijoux et choisissez une tenue sans fermeture ni bouton.
- Portez des tongs hors du tatami et retirez-les avant de monter dessus.
- Tapez tôt, relâchez immédiatement quand votre partenaire tape, et signalez-lui vos blessures avant le round.
- Restez chez vous si vous êtes malade ou si votre peau présente un nouveau problème, et demandez un avis médical avant de revenir.
Conclusion
L’étiquette sur le tatami tient en une idée : tout ce que vous faites doit permettre à votre partenaire de revenir à l’entraînement demain, en bonne santé et avec l’envie de rouler avec vous. Les gestes de respect, l’hygiène et le contrôle ne sont pas des contraintes : ils conditionnent votre progression. Quelle règle vous a le plus surpris lorsque vous avez débuté ? Racontez-le en commentaire, partagez cet article avec un nouveau venu de votre club et abonnez-vous pour ne manquer aucun guide.






