Ouverture de Kingsway Jiu Jitsu : entre rires, leçons et moments légendaires

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Ouverture de Kingsway Jiu Jitsu : entre rires, leçons et moments légendaires

Le jour tant attendu de l’ouverture de Kingsway Jiu Jitsu a démarré dans un tourbillon de chaos joyeux, d’humour décalé et de combat technique. Dès les premières lueurs du jour, les instructeurs et élèves ont afflué dans les toutes nouvelles installations, lançant les premiers cours dans une ambiance aussi détendue qu’enthousiaste.

Un tatami à 30 000 $ et une serpillière à 3 $

Dès les premières minutes, le ton était donné. Entre moqueries sur la serpillière ridiculement fragile et admiration pour le tatami haut de gamme à 30 000 $, il était évident que ce club n’était pas un simple dojo de Jiu Jitsu, mais un lieu de partage et de culture. « On a le tatami le plus cher du monde… et la serpillière la plus nulle », plaisante Gordon Ryan, donnant le ton de la journée.

Kimono, ceintures et premières fois

Même s’il admet se sentir un peu rouillé en kimono, Gordon se montre motivé. « J’ai passé une bonne partie de ma vie à m’entraîner en gi. Je suis content d’y revenir, même si je ne compte pas y faire de compétitions tout de suite », confie-t-il. Arborant fièrement sa ceinture noire durement acquise, il entame l’échauffement du matin et donne une démonstration (un peu chaotique) sur la manière d’attacher sa ceinture.

Un moment fort : la remise de ceinture bleue à Jason Nel, lutteur légendaire au Canada, marquant symboliquement la fin de la carrière la plus courte de ceinture blanche de l’histoire du club.

Leçons sur la garde fermée, la demi-garde et les crochets papillon

Au fil des classes, les élèves explorent des positions de base comme la garde fermée, puis enchaînent sur des techniques plus avancées comme le passage de demi-garde ou l’insertion des crochets papillon. Gordon insiste sur l’importance des détails — retrait du coude pour éviter les balayages, création d’un écart entre les hanches avant d’insérer le crochet, et recherche constante du contrôle intérieur.

L’enseignement est à la fois technique et pragmatique, avec des corrections en direct. « Si tu ne peux pas gagner la position intérieure avec ton pied, gagne-la avec ton genou », explique Gordon durant un atelier.

Spiral ride et contrôle positionnel

Plus tard dans la journée, les élèves apprennent à détecter les signaux d’un adversaire qui cherche à se relever — notamment lorsque les coudes se décollent du sol. La réponse ? Un “spiral ride” (montée en spirale) qui permet de casser la posture de l’adversaire pour obtenir un contrôle total. Gordon décompose la technique étape par étape : cercles autour de l’adversaire, maintien de la pression, et insertion des crochets pour entamer l’attaque.

Règles de base et éthique sur le tatami

Avec de nombreux nouveaux visages présents, il était temps d’établir quelques règles claires : aucune technique impliquant de sauter directement sur son partenaire ne sera tolérée. « Pas de kasami, pas de triangles volants, pas de clés de bras en sautant », annonce Danaher fermement. La sécurité avant tout.

Une belle perspective

Même si la séance du matin n’a pas affiché complet — « C’est lundi matin, les gens bossent », admet Gordon — l’énergie à Kingsway Jiu Jitsu est résolument positive. Avec le créneau de midi prévu pour attirer les compétiteurs pros et les pratiquants de la pause déjeuner, ce n’est que le début d’une belle aventure pour ce nouveau dojo.

Entre promotions de ceintures, techniques de haut niveau, humour et humilité, cette première journée donne le ton : Kingsway promet de devenir une référence du Jiu Jitsu, sur le tatami comme en dehors.

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