Les trois règles d’Adele Fornarino pour les hommes s’entraînant avec des femmes en JJB

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Adele Fornarino, double championne ADCC et étoile montante du grappling féminin, a récemment donné trois conseils à ses partenaires d’entraînement masculins.

Ses recommandations incluent : ne pas interrompre les roulades pour donner des conseils, être attentif aux différences de force et s’adapter au rythme de sa partenaire – des leçons clés pour quiconque s’entraîne avec des femmes en JJB.

L’explosion de la participation féminine dans le jiu-jitsu brésilien a poussé les académies à réévaluer l’étiquette et le respect sur les tatamis ; la voix de Fornarino s’inscrit dans ce changement culturel.

Adopter son approche de l’entraînement avec les femmes peut aider les académies à créer des communautés plus sûres et inclusives tout en améliorant la technique de tous les pratiquants.

Rouler avec les femmes en JJB : Les exigences fondamentales de l’étiquette

Il y a vingt ans, voir une femme sur les tatamis était rare. Aujourd’hui, les académies du monde entier proposent des cours pour femmes, emploient des entraîneuses ceintures noires, et mettent en avant des championnes internationales.

Cette augmentation spectaculaire pousse à réévaluer les normes d’étiquette et d’entraînement. Dans de nombreuses académies, s’entraîner avec des femmes en BJJ suscite encore un malaise : les hommes doivent-ils y aller doucement, éviter certaines saisies, donner des conseils non sollicités ?

Ces questions révèlent un problème plus vaste : à mesure que l’équilibre des genres évolue, la culture doit faire de même. C’est dans ce contexte que les propos d’Adele Fornarino trouvent un écho.

Le phénomène australien a marqué l’histoire en 2024 en remportant à la fois sa catégorie de poids et la catégorie absolue aux championnats du monde ADCC, devenant ainsi la première femme en 17 ans à accomplir cet exploit.

Cette réussite a renforcé son statut de modèle. Lorsqu’une athlète au tel palmarès parle de l’entraînement avec les femmes en JJB, ses paroles ont du poids. Ses conseils soulignent que l’entraînement technique repose sur le respect mutuel et non sur de vieux préjugés.

Le triomphe d’Adele Fornarino à l’ADCC et pourquoi sa voix est importante

Fornarino n’est pas apparue par hasard. Elle faisait déjà partie des grapplers les plus accomplis d’Australie avant l’ADCC 2024, mais sa performance en double médaille d’or l’a propulsée au rang de star internationale.

À une époque où de nombreuses femmes doivent encore légitimer leur place sur les tatamis, son succès envoie un message : l’excellence transcende le genre. Il lui donne également la légitimité pour remettre en question certains comportements enracinés.

Dans un épisode récent du podcast d’Andre Galvao, elle a répondu à une question sur l’entraînement entre hommes et femmes. Au lieu de formuler des généralités polies, elle s’est exprimée avec franchise.

Les trois règles d’Adele Fornarino pour les hommes s’entraînant avec des femmes

Les conseils de Fornarino peuvent se résumer en trois règles pratiques. Chacune répond à une erreur courante et offre une voie vers des sessions de meilleure qualité. Pour les hommes qui s’entraînent avec des femmes en JJB, ces principes peuvent être une révélation :

Laissez couler le mouvement, ne jouez pas au coach. Interrompre un sparring pour expliquer ce qui s’est passé peut sembler utile, mais cela traduit souvent une gêne face à une défaite. Faites confiance à votre partenaire. Discutez des techniques et échappatoires une fois la session terminée.

Comme Fornarino l’a exprimé :

Ils ne devraient pas interrompre un combat toutes les trois secondes pour expliquer quelque chose… contentez-vous de rouler

Laissez la technique guider. La force et la taille comptent dans le grappling, mais elles ne devraient pas être la stratégie par défaut à l’entraînement. Concentrez-vous sur la conscience positionnelle, le timing et le levier. Cet état d’esprit rend les choses plus équitables. Le rappel de Fornarino résume cela parfaitement :

Soyez conscient de l’écart de force. Essayez d’être technique, ne vous contentez pas d’être plus grand et plus fort

Adaptez-vous au rythme de votre partenaire. Le fait de rouler fort ou doucement ne dépend pas du genre. Soyez attentif aux signaux et ajustez-vous. Vous ne supposeriez pas qu’un combattant de haut niveau en catégorie plume cherche une pause, alors ne faites pas cette supposition avec les femmes. Les propos de Fornarino vont à l’essentiel :

Ne partez pas du principe qu’une femme sera une session de récupération. Ne commencez pas la session en pensant que ce sera une pause

Chaque règle met en avant le respect mutuel. Elles soulignent également le thème central de cet article : considérer l’entraînement avec des femmes en JJB comme une opportunité de progrès plutôt qu’un terrain social miné.

En favorisant le mouvement fluide plutôt que l’ego, la technique plutôt que la force, et la communication plutôt que les suppositions, les pratiquants masculins peuvent améliorer leur propre niveau et contribuer à créer un environnement d’entraînement bénéfique à tous.

De l’étiquette sur le tatami à la progression mutuelle

La discussion suscitée par l’apparition de Fornarino dans un podcast ne concerne pas uniquement l’étiquette ; il s’agit de l’avenir du sport. À mesure que davantage de femmes remportent des titres, ouvrent des académies et deviennent des coachs reconnues, les jours où elles étaient perçues comme des novices ou des exceptions sont révolus.

Lorsque les hommes revoient leur approche de l’entraînement avec les femmes, ils envoient le signal qu’elles appartiennent pleinement à la discipline – pas comme des cas particuliers, mais comme des égales. Ce changement a des bénéfices concrets au-delà de l’image : il élève le niveau technique général de la salle et rend les académies plus accueillantes pour les nouveaux venus potentiellement intimidés.

Les règles de Fornarino s’intègrent dans des discussions plus larges sur la sécurité et le respect dans les arts martiaux. L’entraînement mixte exige une conscience des mécaniques corporelles, de l’espace personnel et des objectifs de chaque session.

En suivant l’exemple de Fornarino, les académies peuvent construire des espaces inclusifs où l’expression « s’entraîner avec des femmes en JJB » ne sera plus remarquable – ce sera simplement une partie normale de l’entraînement. Pour les pratiquants masculins, adopter ces principes n’est pas une concession ; c’est une manière de devenir de meilleurs grapplers et de meilleurs partenaires d’entraînement.